ALCOOL : CE QU’ON NE VOUS A JAMAIS DIT

L’addiction à l’alcool est l’un des problèmes de santé mentale les plus répandus aujourd’hui. Pourtant, elle reste l’un de ceux qui sont les moins bien pris en charge : seuls 15 % des personnes alcoolodépendantes sont diagnostiquées et, parmi celles-ci, seule une sur deux est traitée. Comment expliquer ce phénomène ? Comment y remédier ? Et comment savoir si l’on est concerné ? Dans Alcool : ce qu’on ne vous a jamais dit (éditions Mardaga), le docteur Thomas Orban et Vincent Liévin proposent une vision neuve et inédite des problèmes d’alcool. Ils invitent chacun à une prise de conscience de sa propre consommation, détaillent les signes avant-coureurs de l’alcoolo-dépendance et exposent les risques qui y sont liés.



« Nous sommes tous concernés par la consommation d’alcool : nous ou notre entourage, parfois très proche. Comment consommons-nous ? Avons-nous une idée précise des conséquences de ce geste régulier qui semble anodin : se servir un (ou plusieurs) verre(s) ? La société est-elle bien informée qu’outre la dépendance, il y a bien d’autres types de mésusages, ceux qui concernent le plus grand nombre ? Que faisons-nous pour éviter que ces mésusages (à risque et nocif) n’évoluent lentement, mais finalement vers la dépendance ? »

Et si on reconsidérait l’alcoolo-dépendance ?


Thomas Orban, médecin généraliste et alcoologue, et Vincent Liévin, journaliste spécialiste des questions de santé, se penchent sur un problème qui nous concerne tous, directement ou non : la consommation d’alcool. Ils commencent par inviter chacun à changer son regard sur les mésusages qui peuvent en être faits : l’alcoolo-dépendance ne peut être réduite à une consommation excessive et journalière d’alcool. Ainsi, ils expliquent ce qu’est précisément l’alcool, s’attardant sur les types de boissons, sur leurs effets à court, moyen et long terme sur le corps, ainsi que sur le concept d’unité d’alcool. Ils font également le point sur la situation épidémiologique des troubles liés à l’alcool, ainsi que sur leur mortalité. Enfin, et surtout, ils détaillent des recommandations concernant la consommation d’alcool, et présentent des tests permettant de repérer un mésusage d’alcool.


Elargissant leur réflexion, les auteurs abordent également la vision de l’alcoolo-dépendance véhiculée par la société. Ils se penchent ainsi les particularités de la relation des jeunes et des femmes à l’alcool, ainsi que sur la place de l’alcool dans le sport. Après un tour d’horizon complet, ils proposent des pistes concrètes pour que la prévention et la réglementation permettent un regard plus éclairé sur ce problème de santé publique et améliorent la prise en charge des personnes alcoolodépendantes. Ils interpellent les différentes autorités compétentes sur la question et les invitent à agir sans délai.


Et si on reconsidérait l’accompagnement de l’alcoolo-dépendance ?


En plus de ce changement de vision de l’alcool, les auteurs insistent sur l’importance d’un changement de l’accompagnement médical. Le mésusage d’alcool est une maladie chronique potentiellement mortelle et doit être pris en charge comme telle : il est temps de repenser les pratiques actuelles ! Loin de toute stigmatisation, le docteur Orban invite à une prise en charge globale des patients, basée sur de nombreux paramètres (sociaux notamment) et sur l’écoute, afin de leur proposer une aide immédiate et structurée. Il insiste sur l’importance de maintenir le patient en contrôle de son traitement et acteur de sa guérison.


"Il ne faut pas être alcoolodépendant pour avoir un problème d’alcool !"
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